Souvenez vous, il y a déj quelques semaines , la SCNF lançait sur son site le fameux éco-comparateur, censé comparer le bilan écologique d’un trajet en avion, voiture, et train.

Comme on pouvait s’y attendre, le calculateur (subventionné par l’ADEME) donne le train grand vainqueur, notamment en terme d’émissions de gaz effet de serre.
Mais ce glorieux bilan est aujourd’hui remis en question par une étude indépendante de l’université de Linköping, en Suède. Bilan : on avait oublié les infrastructures ! De la même façon que pour l’électricité nucléaire, le calcul de faibles émissions de CO2 ne tient pas compte des couts de constructions de ces infrastructures, comparativement plus lourdes.
En effet, construire et entretenir les lignes de chemin de fer est extrêment consommateur d’énergies fossiles,
  • en particulier pour le coulage de l’acier nécéssaire la fabrication des millierse de kilomètres de rails
  • il faut aussi compter les graviers (extraits de carrières) et le bois (ou le béton) des traverses.
Une analyse complète du cycle de vie des matériaux utilisés a suffit pour jeter le doute dans l’omniprésence écologique de ce mode de transport parmi les plus anciens de notre époque industrielle. En comparaison, le bus (électrique) est moins nocif en terme d’émissions globales de gaz effet de serre !

Reste que par rapport l’automobile, on ne peut que renouveller notre éternelle recommandation : limiter au maximum ! (via ecolopop)